J'ai eu des nouvelles de Mark, un collègue Canadien....
L'année passée, il avait entièrement réorganisé une PME (150 personnes, environ 130M$ de CA) de Kamloops (BC). Il avait réussi ce tour de force pas très commun de convaincre et de mobiliser la plus grande part des salariés de cette PME à la notion de qualité et de performance. J'avais d'ailleurs assisté à une réunion de travail en tant qu'observateur muet...
Quelle pêche ! Un bel enthousiasme partagé et une réelle envie de participer. Bref, la boite était bien remise sur les rails. On n'attendait plus que les premiers résultats tombent. Ils sont tombés. Toute la production est délocalisée dans la banlieue de Shangaï. Seulement 20% des activités restent au Canada mais sont regroupées à Toronto (à quelques milliers de Km de Kamloops). Pour la petite histoire, c'était déjà prévu depuis longtemps par le groupe. Mark, comme l'ensemble du personnel y compris la direction locale ne l'ont appris qu'au dernier moment. Il a compris qu'il n'avait été que le clown de service durant cette année, histoire d'occuper les passions, de bloquer dans l'oeuf les rumeurs et d'assurer la coupure. Pour Mark, cela n'est pas encore trop grave, il a de la ressource et d'autres fers au feu. Pour le personnel débarqué c'est autre chose. Espérons qu'ils ont bien intégré les techniques de pilotage de la performance ! Ils vont en avoir besoin. la moyenne d'age étant nettement supérieure à 40 ans et le chômage sévit durement dans la région....
A lire un bon dossier de courrier international à propos de la question des délocalisations avec notamment cet article que l'on peut résumer ainsi : " On peut toujours faire mieux lorsqu'il s'agit de réduire les coûts, ou comment profiter d'une main d'oeuvre encore moins cher et qui, avantage ultime, ferme sa gueule : les taulards."
Courrier International
(réservé aux abonnés)
Suivez aussi les news du portail sur Twitter et rejoignez-nous sur Facebook
Pour établir un lien vers cet article depuis votre site recopiez le lien suivant.
La reproduction ou la traduction totale ou partielle de ce texte, images et documents est formellement interdite. Voir ici les conditions pour publier un extrait sur votre site ou blog.
Ce texte et les images et documents qu'il contient est déposé auprès de l'IDDN
Copyright : Alain FERNANDEZ ©2004-2012- Tous droits réservés


Le chef de projet efficace
.
12 bonnes pratiques pour une démarche d'entrepreneur
4ème édition 2011
Eyrolles
Voir fiche détaillée

L'essentiel du tableau de bord
Une méthode pratique simple et claire pour concevoir son tableau de bord avec Excel.
3ème édition 2011
Eyrolles
Voir fiche détaillée
Le bon usage des technologies expliqué au manager
Guide pratique pour comprendre en langage simple les concepts IT. Editions d'organisation
Voir fiche détaillée
Perfonomique
PDF, livres blancs, ebook à télécharger, gratuits et en téléchargement libre pour la plupart, bonus pour les lecteurs des livres de référence ci-dessus.
Le perfologue |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Blog pro
Performance BPM
Tb de bord gestion
Tb de bord Excel
Management de projet
Contrôle de gestion
A son compte
?
1 Le but de l'entreprise n'est il pas avant toute chose de gagner de l'argent...... La stratégie de diminution des coûts de fabrication est somme toute basique, surtout quand il s'agit de délocaliser. Mais chaque comité de direction définit sa stratégie et sa vision de l'équilibre entre les 4 axes fondamentaux.....C'est un phénomène de mode et l'avenir nous dira si cette démarche peut s'inscrire sur le long terme pour pereniser l'entreprise..... Quel est ton point de vue?
Pitbacardi
2 "Le but de l'entreprise n'est il pas avant toute chose de gagner de l'argent"
A mon avis on peut aborder ce postulat de deux manières différentes :
Soit, comme Milton Friedman, pour qui la seule morale de l'entreprise est justement qu'elle n'a aucune morale et tous les moyens conduisant au profit sont bons.
Soit dans une optique de développement durable en plaçant au premier plan la valeur des hommes et non la quête du moindre coût.
La démarche de développement durable, lorsqu'elle est conduite honnêtement implique nécessairement une redéfinition de la morale, de la responsabilité, du civisme, plus proche de Sen Amartya que de Friedman
L'arnaque dans tout cela est que l'on nous rebat les oreilles avec le postulat 2 tout en continuant à appliquer le 1, l'axe finances étant le seul réellement suivi, les autres servant de décorum, l'écran de fumée des relations publiques. C'est d'ailleurs un peu le thème du livre "La face cachée du management", dont je parle ici ,
A plus
afz