Le perfologue, le blog pro de la performance

Piloter BIntelligence Open Source Six Sigma T.Bord Excel Formation Projet  

La Business Intelligence pour tous... Une réalité ?

tableau de bord

Il y a déjà pas mal d'années, quelques sagaces experts remarquaient bien justement qu'au delà des contingences technologiques, l'architecture des systèmes informatiques était toujours à peu près en phase avec le principe organisationnel en vigueur.

Ainsi, du temps de l'entreprise monolithique, le système informatique était ce monstre central inaccessible aux vulgaris salariés, véritable minotaure logé dans son labyrinthe climatisé, nourri sans relâche par ses fidèles servants, de bandes et de cartes perforées.
Puis, l'entreprise s'est peu à peu disloquée pour adopter une organisation en services et unités indépendantes, classés par la suite selon un radical barème : centre de coûts, centre de profits. L'informatique est alors « départementale » avec l'essor des « minis ».

Enfin, l'entreprise est devenue « étendue », « éclatée », « en réseau », « atomisée ». Ce fut le début de l'ère de la micro, puis des nouveaux modes de conception des architectures informatiques plaçant l'échange et la communication au coeur du système (EAI).

Le même parallèle pourrait pratiquement être proposé pour comprendre l'évolution de la technologie de la Business Intelligence lorsqu'elle se limite à l'informatique décisionnelle.

1er stade La décision : une affaire de managers
Les outils d'aide à la décision de première génération, les EIS, étaient destinés aux cadres de rang élevé, comme l'acronyme une fois développé l'indique (Executive Information System). C'étaient des objets de luxe. Seuls une poignée d'executive de haut vol pouvaient se permettre de s'offrir des camemberts à un tel coût de revient.
Le principe fondateur était cependant conforme à la prise de décision en entreprise. Les décisions se prennent au sommet. L'information se collecte en bas. On pouvait imaginer ainsi un modèle d'entreprise où le manager, confortablement installé dans son cockpit, pilotait son vaisseau « entreprise ». Chaque échelon inférieur rendant compte de son activité au niveau directement supérieur. Le reporting était né.

2nd stade La décision est l'affaire de tous

Mais dans un monde où les nouveaux mots sont « incertitude », « rapidité », « réactivité », les exigences de la loi du marché ont raccourci les échelles de temps et imposent de saisir les moindres micros signaux afin de réagir sans délais. Pas d'autres solutions que de multiplier les centres de décision et de les rapprocher du terrain.
Microsoft l'a bien compris lorsqu'il a choisi d'intégrer un serveur d'analyse OLAP directement dans SQL Server et accessible depuis Excel.
La voie est alors ouverte pour faciliter l'accès à l'information et à la prise de décision par un plus grand nombre d'acteurs.
Sur le plan technique en tout cas il n'y a pas d'obstacle... Mais seulement sur le plan technique.
Car c'est là où le parallèle cité en première partie ne fonctionne plus. Si les organisations ont su s'adapter et évoluer, les modes de management et les règles de pouvoir sont eux encore gérés par une vieille tradition immuable, héritée du monde militaire, où la ligne hiérarchique sert d'épine dorsale. L'information est toujours un synonyme de pouvoir et ne doit circuler que dans le sens ascendant. Il faut reconnaître qu'aujourd'hui encore peu d'entreprises ont réellement modifié ces antiques règles. Et les ventes de licences d'outils de reporting constituent toujours le fond de commerce de la profession.

Pourtant, la révolution technologique de la BI est loin d'être achevée.
Il s'agit maintenant de distribuer de vrais outils de pilotage, des tableaux de bord, sur la majorité des postes. Puis, de faciliter les échanges latéraux d'information entre les décideurs, chacun expert de son domaine.

Il ne reste plus qu'à changer les modes de management, (yapuka comme dirait l'autre), et passer du :
« Tu vas te battre, tu seras seul dans ta lutte, tu n'auras pas d'amis sur qui compter et de toutes façons tu ne feras pas non plus de cadeau, mais toi aussi mon fils tu seras un chef ! »
A
« Top trop cool, ici on est tous des potes...»
Pas gagné le pari...

Consultez tous les articles traitant du même sujet :Maitriser les technologies

Votre avis ?

0 commentaires.



Les nouveaux tableaux de bord, cliquez pour consulter la fiche
Livre de référence de la méthode Gimsi


Nouveau !
L'essentiel du tableau de bord, cliquez pour consulter la fiche
Concevoir le tableau de bord avec Excel, Nouvelle édition 2008



Réussir les projets complexes




Intégrer les technologies au service des hommes


Selection de la semaine
L indicateur et le risque de la décision
Tableau de bord et Excel
Moi plus tard je serai grand patron

080722

Copyright : Alain FERNANDEZ ©2004-2008- Tous droits réservés


Et un blog, ça paye ?
Moi plus tard, je serai grand patron !
Le dictionnaire des nouveaux entrepreneurs
Quel consultant êtes vous ?
Le management collabhorratif
Qu'est-ce-que le management ?
Brainstorming, blamestorming
Et les managers, ils sont rationnels ? Vraiment ?
Un tableau de bord, ce n'est pas bien compliqué !
Le changement
Accompagner le changement
Modélisation et illusion
La dérive technologique du décisionnel
Le data mining en action
Collecter les données
Wiki et conduite de projet
Le "solitaire"une application essentielle

Indicateurs de performance
Qu'est-ce qu' une bonne décision ?
De la méthode
Un tableau de bord ce n'est pas compliqué
Ce sont les indicateurs
Le tableau de bord type
Un tableau de bord, ce n est pas bien compliqué
L'indicateur qui se mord la queue
L'indicateur et le risque de la décision (intro)
L' indicateur et le risque de la décision (développement)
Dis-moi quels sont tes indicateurs 1/2
Dis-moi quels sont tes indicateurs 2/2
Gare à la dictature de l'indicateur
Que peut-on faire dire aux indicateurs ?

Liste complète en ordre chrono