Les projets qui réussissent ... et ceux qui ratent...
Tous les projets ne s'achèvent pas dans la liesse, au son des flonflons, une coupe de champagne à la main.
La colère, la mauvaise humeur, le sentiment d'avoir été berné, puis les éclats de voix et les échanges de noms d'oiseaux plus ou moins recommandés par l'académie animent aussi ce moment crucial de la fin du projet. Un cahier des charges dominé par le flou, un management approximatif, des délais ultra comprimés ou des économies de bouts de chandelles, voilà autant de raisons de passer à côté de la bonne humeur le jour de clôture.
Qui à tort ? Qui à raison ? Client ? Prestataire ? Les deux ? Qui va payer le manque à gagner, la baisse de production ? Comment justifier la dépense maintenant que le ROI semble inaccessible ?
C'est le moment de faire intervenir les "experts" afin d’essayer d'apporter un peu de lumière sur la répartition des responsabilités et, plus constructif, de contribuer à trouver une solution rationnelle en limitant autant que faire se peut les dépenses supplémentaires.
De l'impartialité
Sans mettre en doute ni sa compétence ni son intégrité, l'expert a aussi son chiffre d'affaires annuel à assurer.
D'ailleurs, nous ne vivons pas non plus dans un monde manichéen où tout est vrai ou faux, beau ou laid, blanc ou noir. Même si chacun reste persuadé de sa bonne foi et de son bon droit, les faits sont plutôt plus ou moins gris. Et sans (trop) déroger pour autant à l'étique la plus élémentaire, l'impartialité de l'expert, dispose ainsi d'une certaine "souplesse".
La relative indépendance de l'expert
Il y a déjà quelque temps, un client régulier me fit part d'un conflit en cours l’opposant à son prestataire du moment. Anticipant la traditionnelle question, il me précisa qu'ils partageaient les frais d'expertise équitablement. Pas de doute à ce sujet. Sauf que.
Sauf que, pour ce cas précis, l'expertise n'est pas la seule branche d'activité de l'intervenant. Il gère aussi une société de formation qui justement forme depuis de nombreuses années les utilisateurs des produits du prestataire incriminé. C'est sûr qu'il connaît le sujet. Sa compétence n'est pas en doute.
Peut-on alors supposer que son impartialité soit à géométrie variable ? Posons la question différemment. Mettra-t-il en balance son impartialité professionnelle avec un chiffre d'affaires conséquent et assuré pour sa société de formation ?
Poser la question c'est y répondre.
Compétence n'est pas synonyme d'impartialité
C'est un peu comme si on avait l'idée saugrenue de demander publiquement à un ingénieur du CEA son point de vue d'expert à propos de la dangerosité des déchets nucléaires, de discuter de l'intérêt des éoliennes avec un spécialiste des centrales EDF ou encore de s’assurer de l'innocuité et de l'efficacité d'un nouveau médicament auprès du directeur du labo qui le produit...
- Ah bon, vous l'avez déjà vu au cours d'un débat à la télé ?
- Vous l'avez aussi lu dans la presse ?
- Manipulation vous pensez?
Comme quoi, Il ne suffit pas de s'arrêter à la liste des titres de noblesse de l'intervenant garantissant sa compétence pour considérer son propos comme parole d'évangile.
Alors rappelez vous, pour ne pas être manipulé, assurez-vous de l'indépendance de l'expert et vérifiez... qui le paie !
Copyright : Alain FERNANDEZ ©2004-2010- Tous droits réservés


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1 C'est tellement vrai !
On peut aussi faire intervenir un second expert, que l'on paye soit-même... Après ce n'est plus qu'un duel d'expert...
Amateur