Et si on parlait un peu de Six Sigma ? Au fait Six Sigma, vous connaissez ?
Et si on parlait un peu de Six Sigma ? Au fait Six Sigma, vous connaissez ? Une simple recherche sur Google : plus de 60 Millions de pages cumulées sur les deux recherches : « 6 Sigma » et « Six Sigma ». En toutes langues bien sûr. En langue française, les résultats sont plus modestes mais malgré tout suffisamment représentatifs. D'ailleurs le nombre de livres écrits sur le sujet (une bonne cinquantaine en anglais d'après Amazon) est aussi un indice significatif.
Pourquoi un tel succès ?
Tout simplement parce que 6 Sigma relance l'esprit qualité « à la japonaise » et le culte du zéro défaut absolu....
Dans une démarche qualité classique on pourrait supposer qu'il suffit de s'approcher d'un taux de 99% de résultats corrects pour se sentir satisfait et estimer le devoir accompli.
Que nenni !
Le coût représenté par ce 1% de pertes de production et de manque à gagner fera la différence entre les entreprises qui réussissent et les autres. L'avantage concurrentiel repose sur ce jusqu'au-boutisme de la maîtrise de la variabilité des processus.
Si le principe est assez aisé à comprendre, la mise en oeuvre de la méthode nécessite une mobilisation sans précédent. Là, il s'agit d'attaquer sérieusement et d'investir en conséquence.
On n'est vraiment plus dans la quête de la simple normalisation ISO considérée encore par bon nombre de patrons de PME, malgré la dernière réforme des normes, comme une « formalité » quelque chose de chiant mais par lequel il faut bien passer.
Combien de PME pour limiter au maximum l'investissement et ne pas déranger le fonctionnement de l'entreprise confient cette lourde tâche à un stagiaire ou un débutant payé au SMIC (véridique !)? Combien de ces malheureux se retrouvent ainsi seuls, sans aucun cadre pour les épauler, alors qu'ils découvrent sur le terrain qu'un processus ce n'est pas un beau dessin avec de jolies formes pointues et alignées mais bien des machines, des systèmes et des hommes qui ont autre chose à faire que de s'occuper d'un petit jeune et de répondre à ses questions?
Combien réussissent cette impossible mission? Je ne sais pas. Tout ce que je sais en tout cas c'est que l'esprit qualité n'est pas encore entré dans les m?urs et pratiques des entreprises.
La démarche 6 Sigma c'est vraiment une autre approche. Elle renoue ainsi avec la qualité « à la japonaise » dans toute son efficacité. Réussir la démarche 6 Sigma c'est se placer dans un esprit de coopération. C'est investir dans la formation généralisée. C'est réformer, mais faire aussi partager « le pourquoi » la réforme est essentielle et « le comment » doit-on procéder.
J'ai mis en ligne un dossier complet Six Sigma.
La deuxième partie consacrée au projet six sigma et la conduite du changement: Six Sigma, réussir le changement
Copyright : Alain FERNANDEZ ©2004-2010- Tous droits réservés


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1 Je suis assez d'accord avec l'idée générale de votre billet mais pour les petites PME, la qualité est très souvent une contrainte imposée par le client et l'entreprise ne dispose pas toujours d'un budget suffisant. C'est pour cela qu'elle limite au maximum les dépenses. Ceci explique cela... Remy (RQ) (Recopié par AlainF suite transfert)
2 "...confient cette lourde tâche à un stagiaire ou un débutant payé au SMIC "Comment pourrait-on faire comprendre aux dirigeants que ce n'est pas là un jeu gagnant ? Celle ou celui qui a mis en place le système qualité connait l'entreprise dans ses moindres recoins, en maîtrise tous ses rouages. Une sacré valeur non ? Pourquoi la perdre ? Sandrine
Sandrine