Documentation et analyse de risques
La réussite d'un
projet complexe n'est pas acquise par principe. A tout instant du déroulement, les imprévus peuvent se transformer en véritables embûches.
Aussi est-il hautement recommandé de se livrer à quelques exercices de prévention et de lister les
risques les plus plausibles avant d'entreprendre quoi que ce soit. Une fois les risques identifiés, il convient de procéder à un
classement selon la gravité, la probabilité d'occurence et les préventions et garanties possibles, en terme de solutions et de coûts.
Mais comment identifier les risques potentiels pouvant survenir au cours d'un projet dont la principale caractéristique est l'originalité ?
1ère source d'information : Fouiller dans les bases d'historiques des projets.
Vous ne les documentez pas ?
Quelle erreur ! C'est une perte sèche. Qu'un projet soit une réussite, un demi-échec ou un ratage complet, il reste une source d'enseignement. La documentation du projet ne se limite pas à une chemise mal ficelée de rapports d'activités classés à la va-comme-je-te-pousse et de comptes-rendus d'activités aussi sibyllins qu'incomplets. L'histoire du projet mérite d'être détaillée et commentée (
wiki) afin d'alimenter une démarche de progrès continu.
2ème source d'information : Dynamiser la communication avec les "experts" projets, qui, quels que soient leurs fonctions et leurs vécus, ont sûrement quelque chose à dire.
Ensuite ? Mettre en action les outils de créativité collective (
diagramme d'affinités,
mind-mapping,
pensée latérale...) afin d'extraire un sens de toutes ses informations, bref autrement dit faire fonctionner son
intelligence...
A noter, on ne confondra pas les risques et les menaces. Les menaces, sabotages et autres travaux de sape en sous-main méritent un traitement préventif particulier fondé sur un solide référentiel des enjeux et de leurs perceptions. (
Le chef de projet efficace)
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1 Bonjour, J'aime votre idée de documenter les projets, y compris pour référence future, et pas seulement en tant que suivi : nous n'y consacrons pas assez de temps en effet ! Les logiciels classiques de gestion de projets incluent-ils ce type de fonctionnalité ?
Laurent
2 Il existe en effet des produits de documentation, et personnellement je crois assez aux solutions à base de wiki. Cependant lorsque l'on souhaite documenter sérieusement un projet, c'est toute une démarche spécifique qu'il s'agit de mettre en place et quelque part de démontrer qu'il ne s'agit pas de tâches improductives, de "vendre" au client et acteurs du projet la valeur de la formalisation de l''expérience acquise. La documentation est un processus, voire un projet dans le projet. Il faut en définir avec soin la finalité, formaliser et baliser le processus, définir une métrique et en mesurer le progrès. Bien sûr avant toute chose on aura pris soin d'évaluer les ressources nécessaires lors des phases préalable d'estimation des besoins. Bref en d'autres mots, ça coùte...
A plus
afz
3 Faire de la doc je suis d'accord, mais il faut en avoir le temps. A mon avis il faudrait motiver les equipes pour en communiquer l'importance. Mais comment faire si le projet prend du retard ? Où trouver le temps ?
jacquesmeylan
4 Lorsque le projet est délicat, les ressources plus limitées que prévu les compétences pointues disponibles seulement à temps partiel, le responsable du projet a bien d'autres préoccupations qu'élaborer une documention durable. Là je suis bien d'accord. Seul les tâches directement productives sont considérées.
Plus haut je disais que la documentation est un projet dans le projet, en fait ce n'est pas juste. La documentation doit être vue comme un processus bien plus global, dépassant le projet lui même. C'est seulement ainsi, dans la durée, que l'on appréciera le ROI. En d'autres termes, en résultat, on passera peut-être un peu moins de temps à réinventer la roue. Le gain est plus que significatif ! En tout cas les organisations qui ont opté pour la mise en place d'une documentation radicale et systématique ne le regrettent pas. Il faut un peu de temps mais les fruits finissent toujours par mûrir...
afz
5 En matière de documentation, je suis assez partisan de l'ebook. Facile à stocker sur son portable, il permet aux itinérants comme moi de se déplacer avec sa bibliothèque complète. Pratique. Bon le prix des ebook c'est pas vraiment ça et je suis un peu surpris de payer la version numérique quasi le même prix que la version papier. A mon avis, le blocage du ebook est là et pas ailleurs...
jacquesmeylan
6 C'est vrai que l'on aurait pu s'attendre à bénéficier de l'économie des frais d'impression et de distribution. Même si l'argument officiel est l'amortissement de la plate-forme de numérisation j'ai plutôt l'impression que la stratégie de prix a surtout pour rôle de ne pas attaquer de face la chaîne traditionnelle papier. Bien que le catalogue de titres disponibles s'étoffe, l'ebook n'est encore qu'une micro niche en quête de rentabilité. Il a ses avantages c'est sûr, la bibliothèque numérique est véritablement la réalisation d'un rêve pour les voyageurs. Mais à part les geeks, et assimilés, le public est restreint. Attendons les nouvelles générations de lecteurs plus autonomes (déjà le Kindle d'Amazon en europe) avant de juger. Dans tous les cas le produit sera lancé lorsque les éditeurs proposeront des contenus spécifiques qui ne sont pas uniquement les fichiers PDF des bouquins. L'hypertexte bien sûr mais en allant plus avant avec une combinaison multimédia son, vidéo, communication et partage. Imaginez un guide cinéma avec les musiques de films, les extraits vidéo et le partage dynamique d'avis en ligne. Voilà qui aurait de la gueule...
afz