| Management démocratique S'il existe une histoire d'entreprise qui mérite d'être racontée, c'est bien celle de Tower Colliery.
Cette mine du pays de Galles fut rachetée par l'ensemble de ses salariés à l'époque où Maggie Tatcher, Tina pour les intimes (There Is No Alternative) avait décidé de casser le syndicalisme particulièrement actif chez les mineurs. Après les grandes grèves des années 80, les puits étaient systématiquement fermés les uns après les autres. Lorsque ce fut le tour de Tower Colliery en 1994, les mineurs décidèrent de ne pas en rester là. Ils investirent la totalité de leurs indemnités de licenciement (8.000 Livres) pour racheter la mine. Puis, ils mirent en place une coopérative autogérée, fondée sur un management démocratique... Une nouvelle publication (opportune) de ce récit Lire la suite... |
| How de Dov Seidman Le perfologue a lu pour vous : HOW de Dov Seidman (Dunod 2011) Dans un monde hyperconnecté et hypertransparent tel le notre aujourd'hui, il n'est guère concevable d'envisager une quelconque réussite durable sans une profonde réforme des modes de pensées économiques et managériaux. Les problèmes sont bien trop complexes pour être résolus en persistant à conserver les principes de l'entreprise du XXème siècle. Fondées sur le modèle de la forteresse, les entreprises n'ont foi que dans l'individualisme et la continuelle compétition. Ceux qui gagnent aujourd'hui et gagneront demain ont déjà révisé en profondeur leur éthique. Ils se posent clairement la question du comment ? Non pas le « comment faire » qui succède au « quoi faire ». Avec ce type de raisonnement, nous resterions dans le schéma classique. Il s'agit là du « comment se comporter ? » Quelle est la meilleure manière de se comporter vis à vis de ses clients, de ses employés de ses partenaires ou de ses concurrents ? Lire la suite... |
| Les perversions de la culture du résultat Lorsque l'on évolue dans une culture du résultat, l'indicateur est "Roi". Il s'agit de le choisir et de le construire avec précision, cela tombe sous le sens.Il s'agit aussi de garantir son intégrité et sa transparence. Bref, tout un chacun doit comprendre sans effort comment il est construit, comment il est utilisé. Mais est-ce réellement le cas le plus courant ? La manipulation est tentante. Il est en effet bien plus aisé de bricoler ses indicateurs afin qu'ils collent avec ses propres ambitions de surperformance que de déployer de réels efforts. Changer le mode de calcul de l'indicateur en cours de parcours ou même "ajuster" au mieux les chiffres et statistiques servant à sa construction sont des pratiques bien plus courantes qu'on ne le pense et à tous les niveaux de la société... Lire la suite... |
Concordance des temps
"Si les crise industrielles suivent les périodes de surproduction aussi fatalement que la nuit le jour, traînant après elle le chômage forçé et la misère sans issue, elles amènent aussi la banqueroute inexorable.Tant que le fabricant a du crédit, il lâche la bride à la rage du travail, il emprunte et emprunte encore pour fournir la matière première aux ouvriers. Il fait produire, sans réfléchir que le marché s'engorge et que, si ses marchandises n'arrivent pas à la vente, se billets viendront à l'échéance." (p31) Le droit à la paresse. Jules Lafargue |
Auto-gestion, l'entreprise adulte
Vous en avez ras la casquette du management par le stress (Orange stressé : Le management par le stress à France TélécomIl existe pourtant d'autres manières d'organiser la création de valeurs sans être pour cela contraint de subir en permanence les abus managériaux. L'inexorable financiérisation exacerbe déjà suffisamment les lois de la concurrence sans encore en rajouter. L'auto-gestion par exemple, un modèle d'organisation fondé sur des principes démocratiques... Lire la suite... |
| The take, des usines sans patron 2001, la crise en Argentine. Fuite massive des capitaux. Les avoirs des argentins de base sont bloqués. C'est le sauve qui peut. Les usines ferment, les patrons vendent ce qu'ils peuvent, oublient de payer les salaires en retard et prennent le large. Ici et là, les ouvriers des usines au chomage forcé ne se laissent pas abattre. Ils se remontent les manches, occupent les usines vides, se remettent au travail et relancent la production et l'économie du pays. Ocupar, resistir y producir. Ils se constituent en coopérative autogérées et recherche non sans mal une reconnaissance officielle. Celle de leurs pairs et de la communauté, le tissu local, est déjà acquise... Lire la suite... |
| Jack Welch, strategie, actionnaires et cooperatives Il y a déjà quelques semaines un article du Financial Times relatait la toute dernière de Jack Welch. En fait c'était une erreur d'orienter la stratégie sur l'augmentation de gain pour les actionnaires, la "shareholder value" (a dumb idea !). La valeur actionariale doit être un résultat et non un objectif. Mais comment donc ! A croire que personne ne s'en était encore rendu compte ! Voilà une bonne logique digne d'un gourou du management ! Mais comme ça juste entre-nous, ne nous prendrait-il pas pour des noix ? ... Lire la suite... |
A nous la liberté![]() "A nous la liberté" est sorti en 1931. Avec humour et réalisme, ce film met en exergue l'importance des vraies valeurs un poil épicuriennes que sont l'amitié, la spontanéité, le plaisir du moment, bref la liberté. Lire la suite... |
| Sampieru corsu Au début des années 80, je fréquentais de temps à autre un restaurant particulièrement convivial du 15ème arrondissement: "Le Sampieru Corsu". Tenu par Claudiu Lavezzi, un communiste libertaire, ce restaurant avait instauré un mode de paiement pour le moins original. Chaque convive payait son repas en fonction de ses revenus. Le dos du menu présentait un bilan précis du fonctionnement économique du restaurant. Une table de correspondance prix du repas à payer/revenus permettait à tout un chacun d'évaluer son dû. Lire la suite... |
| Sales cons et salauds en entreprise Paraît que dans l'entreprise il y aurait des cons voire même des salauds ! Véridique ! C'est en tout cas ce que nous expliquent les auteurs de ces deux livres au titre sans détours publiés récemment. Le premier Objectif zero sale con de Robert Sutton éditions Vuibert et le second Profession salaud de Claude Lussac Editions du Palio. Bon pourquoi pas ? Cela dit comment fonctionnerait l'organisation sans sales cons et encore moins sans salauds ?... Lire la suite... |
| Paris n'aime pas les utopistes Le boulevard de Clichy est redevenu un lieu de promenade. Le terre-plein central est maintenant aménagé et les flâneurs en profitent. Pourtant, à l'extrémité de l'avenue, un socle reste vide :... Lire la suite... |
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