Travailler plus pour gagner plus
Dans la série il n'y a pas que la BI dans la vie, une anecdote comme ça en passant...En Espagne, un médecin appliquait à la lettre ce nouvel adage de la France besogneuse.
Juan Maeso, 65 ans, médecin anesthésiste au sein d'un hôpital public n'hésitait pas à multiplier les nuits de garde afin de disposer de suffisamment de temps libre pour... exercer dans le secteur privé, hôpitaux et cliniques.
"Je peux travailler 144 heures d'affilé avec ou sans café" disait-il.
Effectivement il n'avait pas besoin de café étant donné qu'il carburait aux opiacés et autres dérivés de synthèse du cousin germain du coquelicot des prés. Et pour un médecin anesthésiste, rien de plus facile à se procurer. Le stimulant est à porté de main, c'est l'outil de travail. A chaque intervention, il en profitait pour s'injecter une petite dosette avant de piquer la perfusion du patient en attente d'intervention. Malheureusement pour le malade, le médecin anesthésiste ne prenait pas le soin de changer d'aiguille. Il était pourtant porteur d'une hépatite C déjà bien avancée.
Il a ainsi contaminé près de 300 personnes. 4 en sont décédés.
C'était son procès ces jours-ci, il a écopé de 1933 années de prison. La santé public versera plus de 20 millions d'euros de dédommagement aux victimes.
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2 commentaires
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: Alain FERNANDEZ ©2004-2010- Tous droits réservés
1 Ce solgan me laisse perplexe depuis son lancement, et son succès aussi. Mais à qui s'adresse-t-il ? Ceux qui se passionnent pour leur métier, et qui grâce au PC font depuis longtemps des heures chez eux, et jouent avec le risque de divorce ? Ceux qui ont un travail "alimentaire", dont la passion est ailleurs, et qui veulent garder un maximum de temps pour cette passion ? Je ne parle pas de ceux qui ont un métier pénible, sont déja épuisé par les heures supp légales actuelles et qui risquent leur santé (ou celle des autres). Alors pourquoi ce succès ? Il semble que chacun pense que ce slogan va stimuler des vocations et faire travailler plus ceux qui n'en ont pas envie (on en a tous au moins un dans notre entourage). Je n'en suis pas si sûr. C'est en tous cas une philosophie "en rupture", et si les mesures qui en découleront peuvent simplifier la paperasse pour les patrons de PME ce sera déja pas mal ! Enfin, c'est juste mon avis GBBO
GBBO
2 >Mais à qui s'adresse-t-il ?
Peut-être aux quelques 3,5 millions de précaires(1), qui, à coup de temps partiels et de contrats temporaires, font office de réservoir de flexibilité, de volant d'ajustement chère autant à l'industrie qu'aux services.
(1) Lire à ce sujet l'excellent "Descenseur social" de Philippe Guibert et Alain Mergier
afz